Produits reconditionnés : un décret fixe l'utilisation des termes

Le Lundi 28 Février 2022

Le marché des produits reconditionnés est en pleine croissance en France et en particulier celui des smartphones (+15 % en un an*). Produits de "seconde main", d’"occasion""comme neuf" ou "remis à neuf"..., jusqu’à présent l'utilisation des termes liés au reconditionnement ne recouvrait aucune définition légale, induisant souvent en erreur de nombreux consommateurs. Un décret publié le 17 février 2022 clarifie les conditions d'utilisation de ce terme et interdit dorénavant de l'associer avec des expressions telles que "comme neuf" ou "remis à neuf".

 

Le décret stipule que pour employer les termes "reconditionné" et "produit reconditionné" pour un produit ou pour une pièce détachée d'occasion, il faut que deux conditions soient remplies :

 

• Le produit (ou la pièce détachée) doit avoir subi des tests portant sur toutes ses fonctionnalités afin d'établir qu'il répond aux obligations légales de sécurité et à l'usage auquel le consommateur peut légitimement s'attendre.

• Le produit ou la pièce détachée a éventuellement subi une ou plusieurs interventions de réparation pour lui restituer ses fonctionnalités. Cette intervention inclut la suppression de toutes les données enregistrées ou conservées en lien avec un précédent usage ou un précédent utilisateur, avant que le produit ou la pièce ne change de propriétaire.

 

Un smartphone devra donc fonctionner complètement et ne poser aucun problème en termes de sécurité, mais aussi ne plus contenir aucune donnée du précédent utilisateur.
Ce dernier point devrait rassurer les 26% de Français* qui préfèrent conserver leur ancien téléphone plutôt que le revendre ou le donner, par peur de voir leurs données piratées !

A noter également que le décret réserve officiellement la mention "reconditionné en France" aux opérations de reconditionnement intégralement réalisées en France.

 

Avec ce décret, le gouvernement encadre aussi les expressions "état neuf", "comme neuf", "à neuf" ou équivalentes, qui étaient elles aussi utilisées sans fondement. Dorénavant, elles ne pourront plus se substituer au terme "reconditionné" quand il s’agit effectivement de produits reconditionnés. 

Une précision d’importance, qui devrait faire prendre conscience au consommateur qu’un produit reconditionné ne peut pas être un produit neuf. 

 

Des exigences qui devraient enfin apporter de la clarté au marché ! En effet, certains vendeurs de smartphones de seconde main utilisent le terme "reconditionné" mais se contentent bien souvent de tests rapides à la main. Tandis que d’autres vendeurs, plus vertueux, utilisent un logiciel professionnel permettant d’évaluer toutes les fonctionnalités du téléphone, de l’état de la batterie aux haut-parleurs en passant par l’appareil photo et le micro. 


Chez MediaClinic, par exemple, les résultats de ces tests sont disponibles en magasin et consultables par les consommateurs avant tout achat, tout comme la provenance et les caractéristiques de chaque produit. 
Parce que seule une information claire et transparente devrait permettre aux 81% de Français déclarant encore préférer acheter leur prochain téléphone neuf, de franchir le cap du reconditionné en toute confiance. Et continuer à démocratiser cette pratique dans l’esprit des Français.

D'autant que selon le Baromètre* recommerce 2022, les Français sont désormais 66% à se dire intéressés par l’achat d’autres appareils multimédias reconditionnés comme les PC (35%), les tablettes (34%), les consoles de jeux vidéo (28%). 

Ce décret est donc une bonne nouvelle pour les consommateurs, qui pourront s’équiper pour moins cher en toute confiance, tout en faisant un geste pour la planète !

 

*baromètre recommerce 2022 

 

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